Il y a 4 ans, un soir d’été, je faisais un sondage dans les rues de mon cartier et je posais deux questions aux gens qui acceptaient d’y participer : 1- Si tu pouvais poser une question à Dieu, quelle question lui poserais-tu? 2) Si la réponse nécessitait des efforts, combien sur 10 serais-tu prêt à mettre en effort? À un moment donné, j’ai rencontré un jeune couple. La femme me posa une question pour laquelle je n’avais pas de réponse à offrir. Depuis, j’y ai grandement réfléchi et j’aimerais partager les réponses que j’ai trouvées. Donc voici la question de la jeune femme que je rapporte ici littéralement :

Pourquoi Dieu nous a-t-il laissé si peu de preuves autre que la Bible qui peut être vu comme une preuve… mais c’est contester comme preuve, ça nécessite la foi. Pourquoi s’il est omniscient, omniprésent, éternel, il nous a laissé si peu de preuves, s’il a laissé autant de conflits naître à partir de la question «Est-ce que Dieu existe?», «Est-ce que notre Dieu selon la Bible existe? »

En bref, je résumerais sa question ainsi : Pourquoi Dieu ne se présente pas de manière telle que tout le monde serait forcé de reconnaître 1) qu’il existe et 2) qu’il se nomme Jésus-Christ? Pourquoi Dieu n’écrit-il pas sur la lune : “Créé par Jésus!” ? 1) Dans la perspective biblique, personne ne pourra reprocher à Dieu qu’il n’a pas laissé des signes attestant clairement son existence. Ce n’est pas vrai que l’existence du Créateur n’est pas évidente. L’univers et la vie sont des témoins directs en faveur de Dieu :

  • Psaume 24:1 “Les cieux racontent la gloire de Dieu et l’étendu céleste manifeste l’oeuvre de ses mains.”
  • Romains 1:18-21 : “La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent la vérité captive. Car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient fort bien quand on les considère dans ces ouvrages. Ils sont donc inexcusable, puisqu’ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces1…”
  1. Dieu se manifestera au monde entier de façon indéniable un jour. Ce sera au jour du jugement où en même temps tout genou fléchira devant Jésus-Christ et reconnaîtra sa divinité :
  • Ésaïe 43:23-25 : “Tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi. En l’Eternel seul, me dira-t-on, résident la justice et la force. À lui viendront, pour être confondus, tous ceux qui étaient irrités contre lui.”
  • Romains 14:10-12 : ”(…) Nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit : ‘Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.”
  • c.f. Philippiens 2:9-11, Apocalypse 1:17.
  1. D’ici là, Dieu nous invite tous à le chercher, à l’invoquer et à considérer les raisons sur lesquelles s’appuient les grandes religions pour affirmer être la vérité. La révélation biblique prétend avoir des arguments sans pareil à l’appuis :
  • Ésaïe 44:6-8 : “Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur, L’Eternel des armées : ‘Je suis le premier et je suis le dernier et hors moi il n’y a point de Dieu. Qui a, comme moi, fait des prédictions? Qu’il le déclare et me le prouve! Depuis que j’ai fondé le peuple ancien? Qu’ils annoncent l’avenir et ce qui doit arriver! N’ayez pas peur et ne tremblez pas! Ne te l’ai-je pas dès longtemps annoncé et déclaré? Vous êtes mes témoins. Y a-t-il un autre Dieu que moi? Il n’y a pas d’autre rocher, je n’en connais point.”
  • Ésaïe 45:20-22 : “Assemblez-vous et venez, approchez ensemble, réchappés des nations! Ils n’ont point d’intelligence, ceux qui portent leur idole de bois, et qui invoquent un dieu incapable de sauver. Déclarez-le et faites-les venir! Qu’ils prennent conseil les uns des autres! Qui a prédit ces choses dès le commencement et depuis longtemps les a annoncées? N’est-ce pas moi, l’Eternel? Il n’y a point d’autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu juste et qui sauve.”
  1. Ultimement, même si nous avons panoplies de bonnes raisons et d’arguments en faveur du Dieu de la Bible, jusqu’au jour du jugement dernier, la foi sera toujours nécessaire pour s’approcher de lui (Hébreux 11:6). Pourquoi la foi? Parce que c’est le moyen par lequel Dieu nous laisse le choix de répondre librement à son invitation de passer l’éternité avec lui, de reconnaître qu’il est LA source de toute bonté, de la vie, qu’il est le maître de l’univers et que nous devons nous soumettre librement à sa volonté. Bref, il est faux de dire que l’existence de Dieu n’est pas manifeste. Elle l’est pour quiconque réfléchie honnêtement sur le monde et sur la vie. Si Dieu rendait indéniable sa présence en l’imposant par nos cinq sens, nous n’aurions pas la possibilité d’accepter ou de refuser l’invitation à entrer en relation avec lui. Celle-ci serait imposée et limiterait l’amour. Un jour, Dieu se révèlera de façon incontestable. Cependant, ce jour sera le moment où il nous demandera des comptes concernant la vie qu’il nous a prêtée, mais encore plus particulièrement en lien avec l’offre de réconciliation qu’il nous a présenté en Jésus-Christ. À ce moment-là, nous ne pourrons pas dire : ton existence n’était pas assez clair, où tu ne nous as pas laissé assez de preuves concernant ton identité. Il a laissé assez de preuves pour que celui qui cherche trouve, et Lui-même attire tous les êtres humains vers la vérité… ne résistons pas.

Références

  1. Philon d’Alexandrie fait une critique similaire dans On the Creation 2,7 : “There are some people who, having the world in admiration rather than the Maker of the world, pronounce it to be without beginning and everlasting, while with impious falsehood they postulate in God a vast inactivity ; whereas we ought on the contrary to be astonied at His powers as Maker and Father, and not to assign to the world a disproportionate majesty” Τινές γάρ, τον κόσμον μάλλον ή τον κόσμοποιόν θαυμάσαντες, τον μέν άγένητόν τε και άίδιον άπεφήναντο, του δέ θεοϋ πολλήν άπραξίαν άνάγνως κατεφεύσαντο, δέον εμπαλιν, του μέν τάς δυνάμεις ώς ποιητοΰ και πατρός καταπλαγηναι, τον δέ μή πλέον άποσεμνϋναι του μετρίου. (F. H. Colson et G. H. Whitaker (trans.), Philo, vol. I, On the Creation. Allegorical Interpretation of Genesis 2 and 3, Cambridge MA, Harvard University Press, [1929] 1981, p. 9).